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mercredi 10 février 2010

Comment trouver des « twitteux » dans son coin de pays?


Je m’ennuie parfois d’Émilien Bergeron. Un fort-en-thème que les animateurs de tribunes téléphoniques en Mauricie appelaient par son prénom. Du haut de sa troisième année forte (forte parce que réussie après trois tentatives infructueuses), Émilien réglait en deux coups de cuiller à pot les problèmes que les innocents de gestionnaires bardés de diplômes n’arrivaient pas à résoudre à L’Hôpital Laflèche de Grand-Mère.

Par pudeur peut-être, je n’ai pas cherché si le tonitruant octogénaire gazouillait. Dans son cas, on pourrait parler de croassements, mais c’est une autre histoire.

À bien y penser, l’histoire de la Mauricie regorge de « Twitters avant la lettre », des politiciens comme Maurice Duplessis, Maurice Bellemare, Yves Duhaime, Jean Chrétien. Des politiciens capables de comprimer leur pensée politique en 140 caractères.

Le « p’tit gars de Shawinigan », par exemple. Au sujet de la fusion des banques, il croyait que des banques plus grosses ne seraient pas plus efficaces. Il avait déclaré « Même si je pesais 250 livres, je ne ferais pas un meilleur premier ministre » (76 caractères).

À propos de la question référendaire du gouvernement péquiste : « C’était assez mêlant leur affaire que même moi j’ai failli voter oui » (68 caractères).

Des perles comme celles-là, ça ne se retrouve pas sous le piaf d’un cheval, on en conviendra. La twittosphère en fourmille, pourtant.

Comment « patrouiller » efficacement son coin de pays? Sur la page d’accueil de Twitter, il y a une petite fenêtre de recherches. Le beau de l’affaire, c’est qu’elle est en mesure de mémoriser une série de mots-clés. Par exemple, le nom de votre ville. Le moteur de recherches va recenser chaque « tweet » contenant le mot-clé. Un peu comme le fait Google. Dans ce cas-ci, j’ai entré le nom du populaire abrevoir La Ripaille. Puis, je clique sur « sauvegarder cette recherche ». 

Plus tard, je n’ai qu’à cliquer sur le mot-clé pour que les résultats sortent en moins de temps qu’il ne faut pour dire « plusse meilleur pays au monde ». 


Le moteur de recherches search.twitter.com est un site web distinct qui fouille la Twittosphère. Pour trouver les gazouilleurs des environs, je clique sur « advanced search ».


Je déroule ensuite jusqu’à "Places" et hop! La brave bête inventorie les derniers cris émis dans un rayon de 15km de Repentigny. 

mardi 9 février 2010

Pas barré à 40

L’histoire se passe à Florence, en Italie, par un frisquet matin du XVe siècle. Ce jour là, le philosophe Jean Pic de la Mirandole décide de partir la mode de la Renaissance. Soupesant l’ampleur de la tâche, il soupire « Y’en aura pas de faciles » en finissant ses ablutions matinales. Le néoplatonicien était loin de se douter que son commentaire allait inspirer un néoblogueur à six siècles de distance.

mercredi 3 février 2010

Dix bonnes raisons de brancher son hebdo sur Twitter

1) Parce que la déferlante Twitter s’approche de nos rives. Et elle va déferler. Vaut mieux, dès maintenant, apprendre « comment ça marche » que de se faire prendre de court.

2) Pour prendre de vitesse le quotidien régional qui dort sur l’interrupteur.

3) Parce que même si on n’a pas le temps de s’en occuper, on peut toujours automatiser le flux RSS de son site avec un outil comme twitterfeed. C’est déjà ça.

4) Parce que Twitter et Facebook vont là où le journal et son site Web ne se rendent pas.

5) Parce que c’est de moins en moins vrai que les Internautes viennent sur nos sites prendre connaissance des mises à jour. Ils cliquent sur des liens dans des newsletters, Facebook et dans une moindre mesure, sur Twitter.

6) Un journal est un peu le perron de l’église – l’expression est de Pierre Sormany – sur lequel on échange des nouvelles. Il y a maintenant plusieurs églises, il faut donc plusieurs perrons.

7) Pour générer de l’achalandage sur nos sites. La publicité est vendue suivant le nombre de clics. Les journalistes peuvent faire leur effort de guerre, même modeste, pour assurer les revenus de la publication.

8) Parce que les tweets de nos lecteurs peuvent devenir des nouvelles. À preuve ce post d’un résident de L’Assomption : @bertrg de « 3 autos dans le champ à L’Assomption » un jour de tempête. À nous de les écouter!

9) Si les tsunamis de 2004 en Indonésie ont sonné le réveil des « téléphones intelligents », il en va de même pour Twitter avec le tremblement de terre en Haïti en 2010.

10) Parce que tôt ou tard, le patron va débarquer dans votre bureau avec un « post » tiré du blogue de Michelle Blanc ou la chronique « Une maudite belle machine » de Marc Cassivi en vous demandant ça pour hier.

mardi 2 février 2010

Pénibles débuts d'un hebdo sur Twitter

-Les médias sociaux!

- Les quoi?

C’est Sébastien, notre directeur régional. En décembre, il nous convie à une présention sur les médias sociaux (Twitter et autres Facebook de ce web). Bien que je déverse périodiquement les élucubrations de mon esprit trouble sur Facebook depuis environ deux ans, je crois que je n’avais jamais entendu l’expression.

La présentation sera assurée par Guillaume Brunet - @guillaumebrunet pour les initiés – un gourou en la matière qui nous révélera qu’avec le Web 2.0 « nous ne cherchons plus les nouvelles, ce sont les nouvelles qui nous trouvent ».

* * *

Retour en arrière. Ça se passe au siècle dernier. Jeune pigiste aux sports au Courrier-Sud à Nicolet, je recevais des communiqués de presse par la poste que je retranscrivais avec ma bonne vieille Royal mécanique, en fonte. Des tournois de hockey-éponge commandités par O’Keefe ou Molson (la compétition faisait rage dans les brasseries).

Je recevais sur une base régulière des appels d’organismes de Sainte-Sophie-de-Lévrard inquiets. « Je crois que ça va être trop tard si je le poste ». Je n’ai que 40 ans. Pourtant à cette époque, la transmission de l’information n’avait guère évolué depuis l’époque où le Père Ovide livrait la « malle royale » avec sa Cendrée.

- Allez à la municipalité, la Caisse populaire ou au presbytère, ils ont sûrement un fax.

- Un quoi?

Les choses ont rudement progressé depuis 10 ans. Et l’approche des médias face au web évolue à la vitesse grand V depuis depuis deux ans.

Ton tournoi de snout? Bien sûr ! Dans deux minutes, c’est sur notre site web, notre page Facebook, Twitter et si les vendeurs se sont forcés, dans l’édition de mercredi et celle de samedi.

* * *

Sans grand enthousiasme, j’ai inscrit mon journal sur twitter à la mi-décembre. Grand innocent, avec pour tout arsenal des bribes de phrases en mémoire de l’allocution de Guillaume. En parallèle, j’ai ouvert mon propre compte, pour voir comment les « pros » faisaient.

Un mois et demi plus tard, après quelques « Suivez-nous sur twitter.com/hebdorivenord » à la une, un nouvel élément graphique en page 2 le samedi, des « retweets » de tout et n’importe quoi, les statistiques sont les suivantes : 133 gazouillis, 12 abonnements, 18 abonnés. De ce nombre, 10 sont des employés de Médias Transcontinental qui ne twittent pas vraiment, mais qui jettent un œil de temps en temps pour voir comment ça se développe.

Nouvelle rencontre avec Guillaume aujourd’hui. Il me conseille comme stratégie de suivre davantage de « twitteux » du territoire que nous desservons. Bon, je veux bien… Je m’y mets demain.

Parce que je suis maintenant convaincu : Twitter, même marginal au Québec, est (pas deviendra) EST un incontournable pour s’informer sur le Web.

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